13.09.2007

Du blanc au noir

Un vide immense... Vide ? pas vraiment.
La feuille blanche est déjà pleine d'arabesques, de formes fluides, de coups de pinceau....

Vais-je y arriver ?

Ca y est, le fude* effleure le papier laissant couler un sang noir, indélébile.
Ne pas penser. Ne pas vouloir.
Laisser faire, tout seul.
Spectateur passif d'une fusion fugace entre le geste et sa trace.

Témoin d'un instant de vie, le dessin est là. Raté ou réussi, mais il Est.

C'est cela que j'aime dans le sumi e.

Tuo Lan 

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* fude : pinceau